samedi 6 décembre 2025 | Login
La rédaction

La rédaction

Le parti Forces Ouvertes pour la République et le Travail(FORT) exprime son indignition au sujet des affrontements sanglants qui ont émaillé nos universités et, notamment, l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Dans un communiqué rendu public, le leader de cette formation politique, M. Bara Ndiaye, a vivement déploré les scènes de violence inouïe et invite au dialogue pour sauver les apparences :"  

Le parti Forces Ouvertes pour République et le Travail (FORT) a suivi avec inquiétude les récents événements qui ont secoué les universités du Sénégal, en particulier, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), épicentre d’affrontements violents et répétés entre forces de l’ordre et étudiants pendant 72 heures. Ces violences, d’une intensité inouïe et disproportionnée, trouvent leur origine dans le retard accusé par le paiement des bourses et allocations d’étude, privant ainsi des milliers d’étudiants de leurs moyens de subsistance et compromettant gravement leur avenir académique.

Tirant les leçons du passé et conscient des causes profondes de cette crise, le parti FORT demande une cessation immédiate des hostilités afin d’éviter l’irréparable et appelle à l'ouverture d’un dialogue direct, inclusif et sincère entre le gouvernement, les représentants des étudiants et l’ensemble des parties prenantes, en vue de trouver une solution conjoncturelle urgente et de jeter les bases d’un règlement durable", lit-on dans le communiqué. FORT de déplorer la violation des franchisses universitaires:"

Le parti FORT exige la fin des incursions policières dans les campus pédagogiques et sociaux, en respect scrupuleux de la sacralité des franchises universitaires, dont la violation systématique alimente les tensions. Le gouvernement est aussi invité à reconnaître le caractère vital de la bourse d’étude qui ne saurait être considérée comme une faveur mais bien comme un droit fondamental pour l’étudiant sénégalais.

Nous encourageons les étudiants à privilégier la voie du dialogue et de la concertation dans l’expression de leurs revendications légitimes, tout en veillant à préserver l’intégrité morale et physique de l’institution universitaire."

Au finish, Bara Ndiaye et ses proches notent:"Le parti FORT réaffirme son attachement indéfectible à une université sénégalaise moderne, apaisée et inclusive, fondée sur des réformes structurelles ambitieuses, à même de garantir son développement, son rayonnement et sa contribution au progrès national."

Le paysage médiatique francophone vient de perdre l’une de ses voix les plus emblématiques. Idrissa Seydou DIA, figure de proue de la Voix de l’Amérique (VOA) et monument du journalisme, s’est éteint hier, laissant derrière lui une carrière exceptionnelle et un héritage qui marquera durablement plusieurs générations.

Pendant 54 années de service, il a patiemment gravi tous les échelons au sein de la VOA, devenant au fil du temps une référence incontestée pour les auditeurs comme pour ses pairs. Son timbre singulier, sa diction limpide et son attachement sans faille aux règles éthiques du métier faisaient de lui un journaliste respecté, admiré et souvent imité, jamais égalé.

Mais Idrissa Seydou DIA, c’était aussi un passionné de musique. Grand amoureux du jazz et du blues, il savait transmettre cette sensibilité avec une élégance rare. Aux côtés de Roger Guy Folly, il faisait voyager son public à travers les voix légendaires de la musique américaine, offrant des parenthèses culturelles inoubliables.

En ces heures sombres, une pensée émue va à son frère Ibrahima DIA, ainsi qu’à Idrissa Fall, son ami de longue date et confrère à la VOA. Leur douleur est partagée par toute la profession et par les milliers d’auditeurs qui ont un jour été touchés par sa voix.

La disparition d’Idrissa Seydou DIA laisse un vide immense. Mais son héritage, lui, continuera de résonner longtemps encore dans la mémoire collective.

Le groupe Senegalnews présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, et à l’ensemble du monde de la presse.

M. TOURÉ

Le Sénégal a officiellement lancé ce mardi une Plateforme de Partenariat pour la Localisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), une initiative stratégique co-pilotée par ONU-Habitat et le Ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE). Ce dispositif innovant vise à renforcer la cohérence des politiques publiques, soutenir la décentralisation et accélérer l’intégration des ODD dans les territoires.

Un cadre renouvelé pour territorialiser les Objectifs de Développement Durable car la localisation des ODD constitue aujourd’hui un levier clé pour transformer les engagements nationaux en actions concrètes, mesurables et efficaces au niveau local. Cette démarche repose sur une gouvernance participative, la planification fondée sur les données et le renforcement de la cohérence entre niveaux national et territorial.

Dans cette optique, la plateforme s’intègre pleinement au Plan stratégique 2026-2029 d’ONU-Habitat, qui place la gouvernance multiniveaux et l’urbanisation durable au centre de son action. Elle s’appuie également sur la Coalition Local2030, mécanisme onusien chargé de coordonner l’appui aux pays dans la mise en œuvre locale des ODD.

La plateforme fournira aux États des cadres nationaux de localisation, en accompagnant les gouvernements dans la planification, la cohérence des politiques, le financement de projets locaux et l’identification d’investissements à fort impact.

Le Sénégal fait partie des deux premiers pays pilotes de cette initiative. Le gouvernement entend ancrer la plateforme dans la mise en œuvre de Vision Sénégal 2050, qui restructure le territoire national en huit Pôles-Territoires afin d’impulser un développement économique équilibré.

Ces orientations stratégiques seront opérationnalisées à travers la Stratégie Nationale de Développement (SND 2025-2029), le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) et la Politique Nationale d’Urbanisation (PNU), élaborée avec l’appui d’ONU-Habitat.

La plateforme accompagnera également des processus déterminants pour l’avenir du pays, notamment la révision du PNADT, de la LOADT, la mise à jour du SDF, le renforcement de l’Observatoire National du Territoire (ONT), ainsi que la création du Fonds d’Impulsion pour l’Aménagement et le Développement du Territoire (FIADT).

Trois collectivités pilotes – dont Pikine – bénéficieront d’un appui direct à la planification, à la gestion des données, à l’investissement et au développement de projets catalytiques.

Lors de l’événement de lancement, Maimunah Mohd Sharif, Directrice exécutive d’ONU-Habitat, a souligné l’importance d’une urbanisation durable dans un pays où la croissance urbaine est l’une des plus rapides d’Afrique :

« Si nous ne connectons pas les habitants aux services, au logement et aux opportunités, nous ne pourrons pas atteindre les ODD. Les gouvernements locaux sont essentiels : ils connaissent les défis et détiennent les solutions. »

Elle a rappelé que la plateforme constitue un outil majeur pour aligner les actions du gouvernement national, des collectivités locales et des agences internationales.

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, Balla Moussa Fofana, a insisté sur la valeur ajoutée de cette plateforme dans la transformation en cours :

« Les objectifs de développement durable, nous les connaissons. L’enjeu aujourd’hui, c’est de les territorialiser. Cette plateforme est un instrument qui crée la synergie, partage les bonnes pratiques et recentre nos actions sur les priorités. »

 

Il a rappelé que cette initiative s’aligne parfaitement sur les orientations du Président de la République et du Premier ministre, en particulier sur les réformes structurantes liées aux Pôles-Territoires, à l’Acte IV de la décentralisation, et à la promotion d’une gouvernance locale centrée sur l’offre de services et le développement à la base.

« Nous avons structuré les grands programmes. Maintenant vient le temps de l’action », a-t-il conclu.

Le lancement de cette plateforme marque une étape importante pour renforcer la cohérence des politiques publiques, promouvoir un développement équilibré et soutenir les collectivités territoriales dans la mise en œuvre des ODD.

En réunissant partenaires techniques, autorités nationales et acteurs locaux, elle offre un espace collaboratif décisif pour accélérer les transformations territoriales attendues.

Mamadou Touré 

La salle était pleine, l’atmosphère solennelle : ce week-end a marqué la sortie officielle du nouvel ouvrage de Serigne Abib Mbacké, intitulé Le Vert. Un livre analysant en profondeur la situation politique et sociale du Sénégal depuis la fin du régime de l’ancien président Macky Sall.

Mais au-delà d’une simple publication, c’est un acte citoyen que l’auteur pose, un geste d’engagement qu’il présente comme une réponse lucide et argumentée « face aux mensonges d’un opportuniste » qui, selon ses proches, tente d’influencer l’opinion.

Un livre-miroir et boussole pour une nation en transition car dans un contexte politique marqué par l’incertitude et les recompositions, Le Vert s’inscrit comme un ouvrage d’analyse et de clarification. Selon les intervenants lors de la cérémonie, l’auteur propose un regard structuré sur les transformations institutionnelles, les attentes citoyennes, l’évolution des libertés publiques, le rôle central de la jeunesse ou encore les défis démocratiques qui se posent depuis l’alternance.

Le livre, décrivent-ils, « arrive au moment juste » : alors que le Sénégal vit une page historique, il met en lumière les tensions, les espoirs et les responsabilités collectives qui définissent cette nouvelle ère.

L’un des axes forts de l’ouvrage réside dans sa volonté d’instaurer un débat éclairé. À l’heure où les opinions s’entrechoquent et où les émotions dominent souvent les discussions publiques, Serigne Abib Mbacké mise sur la rigueur, la nuance et la recherche de vérité. Il ne cherche pas à convaincre par la force mais à questionner, clarifier, et ouvrir des pistes de réflexion.

Ce positionnement, qui tranche avec certaines stratégies de désinformation, est présenté comme une réponse directe aux dérives relevées dans le débat public, notamment celles attribuées à « un opportuniste qui manipule les faits pour servir ses intérêts ».

Le Vert reconnaît également la place grandissante de la jeunesse sénégalaise dans le jeu politique. Informée, connectée et exigeante, elle souhaite comprendre les mécanismes du pouvoir et participer activement à la vie nationale. Le livre lui offre des repères, des analyses et des outils pour s’engager.

L’auteur y défend trois piliers essentiels à la stabilité du pays :

la justice,

la transparence,

la participation citoyenne.

Sans ces fondations, affirme-t-il, aucune paix durable ni gouvernance efficace n’est possible.

Un ouvrage lucide mais profondément porteur d’espoir car malgré les crises et les tensions évoquées, Le Vert n’est pas pessimiste. Au contraire, il incarne un optimisme enraciné dans la résilience sénégalaise. Le choix symbolique du vert – couleur d’espoir, de renouveau et d’équilibre – reflète cette vision : celle d’un Sénégal capable de se réinventer par la force de ses citoyens.

Les proches de Serigne Abib Mbacké n’ont pas caché leur fierté lors de la cérémonie, rappelant la rigueur, les années d’observation et l’amour du pays qui ont nourri ce travail.

Pour eux, cet ouvrage représente une contribution essentielle à la mémoire collective et à l’éclaircissement du débat public, particulièrement à un moment où certains acteurs politiques tentent d’imposer des récits déformés.

Avec Le Vert, Serigne Abib Mbacké signe un ouvrage analytique, engagé et profondément citoyen.

Dans un paysage politique mouvant, il rappelle que la vérité, la réflexion et la responsabilité sont les meilleurs remparts contre les manipulations et les mensonges.

La parution de Le Vert ouvre ainsi une nouvelle page du débat public sénégalais — une page où l’espoir et la lucidité marchent côte à côte.

Mamadou Touré 

 

 

 

Dans le cadre des Journées scientifiques, le Lycée Nation Armée pour la qualité et l'équité de Kaffrine (LYNAQE) a été le théâtre d’une cérémonie exceptionnelle ce jeudi, marquée par la remise de 83 ordinateurs portables aux élèves de Première S1. L’événement s’inscrit dans un partenariat stratégique entre l’Université numérique et le programme FORCE, visant à renforcer le développement des sciences et du numérique dans les établissements scolaires.

Mamadou Niang, Inspecteur d’Académie de Kaffrine, a exprimé sa satisfaction lors de la cérémonie : « Nous ne voulons pas seulement des élèves qui réussissent scolairement, mais des jeunes capables de penser, d’imaginer et d’innover. Ils doivent devenir des entrepreneurs et bâtisseurs de l’avenir du Sénégal. »

Pour FORCE N, représenté par Mamadou Faye, cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale de promotion des sciences et du numérique, incluant le codage, la robotique, l’intelligence artificielle et l’astronomie. Chaque élève bénéficiera d’une connectivité illimitée, favorisant ainsi l’apprentissage numérique tout au long de l’année. Le programme s’adresse également aux enseignants, avec 105 000 d’entre eux formés à l’intelligence artificielle.

Le Colonel Cheikhna Dieng, Commandant du LYNAQE, a souligné l’importance de ce partenariat pour l’Académie de Kaffrine, tout en appelant les autorités à résoudre les problèmes de connectivité : « Ces ordinateurs et cette connectivité permettront à nos élèves de pleinement développer leurs compétences scientifiques. Nous visons à renforcer la dynamique scientifique et numérique de notre région. »

Au-delà de la remise d’ordinateurs, chaque élève bénéficiaire aura pour mission de recruter cinq autres élèves sur la plateforme du programme, créant ainsi une véritable communauté d’apprentissage scientifique. Les Journées scientifiques se poursuivront avec des ateliers pratiques et des observations astronomiques, confirmant le LYNAQE comme un centre d’excellence scientifique et numérique à Kaffrine.

Mamadou Ndiaye

Dakar, Après trois jours d’échanges intenses consacrés à l’agriculture familiale et à son financement, les organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest ont clôturé leur rencontre avec un message clair : sans financement adapté, la souveraineté alimentaire restera un mirage.

Ibrahim Kulubali, paysan malien, président de la Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP) et du Réseau des organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest (ROPA), revient sur les enjeux majeurs discutés à Dakar.

Un plan d’action validé pour la décennie de l’agriculture familiale car le premier volet de la rencontre a porté sur la mise en œuvre du plan d’action de la Décennie de l’agriculture familiale.

« L’engagement du CNCR a permis d’aboutir à la validation du plan national d’action avec les autorités », souligne Ibrahim Kulubali. Une étape jugée déterminante pour renforcer la place des exploitations familiales dans les politiques agricoles nationales.

Un paradoxe insoutenable : 65 % de la population, moins de 10 % des budgets et le second sujet, intimement lié au premier, concerne le financement du secteur agricole.

Les chiffres rappellent l’ampleur du déséquilibre :

Les paysans représentent au moins 65 % de la population africaine ;

Ils contribuent pour 30 à 40 % du PIB ;

Mais reçoivent moins de 10 % des budgets nationaux.

« Aucune activité économique ne peut prospérer sans financement adéquat. Malheureusement, c’est le cas de l’agriculture », regrette Kulubali.

Pire encore : seulement 6 % des agriculteurs africains ont accès au crédit, alors que certains pays dans le monde atteignent 100 %.

Pour le président du ROPA, ces difficultés constituent de véritables « goulots d’étranglement » qui empêchent les pays africains de construire leur souveraineté alimentaire.

La rencontre de Dakar a permis de dresser un état des lieux lucide et de tracer des pistes d’action pour les prochains mois.

Renforcer le dialogue politique au niveau national et régional

Parmi les recommandations phares figurent :

Le renforcement du dialogue politique dans les pays disposant déjà d’un cadre structuré, comme le Sénégal ;

La création d’un cadre régional de concertation, afin de mener un plaidoyer coordonné auprès des institutions régionales et des États.

L’objectif : imposer la question du financement agro-sylvo-pastoral et halieutique au cœur des priorités politiques en Afrique de l’Ouest.

Miser sur les dispositifs innovants et l’autofinancement car les participants ont également plaidé pour le développement de mécanismes innovants, notamment pour améliorer la mise en marché des produits des exploitations familiales.

Kulubali cite en exemple l’engagement signé entre le Sénégal et le CNCR sur la réciprocité d’entreposage, une mesure concrète susceptible de transformer la vie des producteurs.

Enfin, le président du ROPA appelle les États à mobiliser les ressources internes disponibles en Afrique, trop souvent délaissées au profit de financements extérieurs incertains.

« Nous devons penser à l’autofinancement de notre agriculture. Les sources existent, nous pouvons les mobiliser sans demander l’avis de personne », martèle-t-il.

Pour les organisations paysannes, les mois et années à venir seront décisifs. Elles entendent poursuivre le plaidoyer et les actions de terrain afin que l’agriculture familiale — pilier économique et social majeur — bénéficie enfin de moyens à la hauteur de son rôle dans la stabilité alimentaire et le développement du continent.

Mamadou Touré 

 

 

D'importants lots de matériels remis aux collectivités territoriales

Un nouveau vent de territorialisation des politiques publiques commence à souffler dans les Communes. En effet, , après l'avènement de l'installation des régies quartiers, l'Agence de Développement Local a offert, ce jeudi, un important lot de matériels et d'unités de valorisation, aux collectivités territoriales dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renforcement de la résilience des communautés (PR2C).

La cérémonie de remise de matériels et d’unités de production marque une étape majeure dans la mise en œuvre du Programme de Renforcement de la Résilience des Communautés (PR2C). En effet, à en croire Diamé Signaté, directeur général de l’ADL, «cette activité ouvre la voie à une nouvelle phase d’intensification des initiatives locales, de professionnalisation des organisations communautaires et de développement d’écosystèmes économiques territorialisés».

Déjà, pour l’année 2026, l’ADL espère booster ces pilotes et amorcer une mise à l’échelle nationale, à l’aune des pôles territoires afin de transformer l’économie des quartiers et des villages du Sénégal. Le but, comme édicté par les pouvoirs publics, c’est d’avancer vers un Sénégal plus inclusif, plus solidaire et plus résilient.

C’est-à-dire, aller vers un Sénégal où chaque territoire compte, où chaque citoyen peut contribuer et prospérer. «En nous réunissant ce matin, nous matérialisons une ambition forte : construire des territoires plus productifs, plus autonomes et plus résilients, en matière de développement territorial, de valorisation du consommé local, de promotion de l’économie communautaire et de l’entreprenariat local. L’ADL, dans sa mission d’appui technique aux collectivités territoriales, reste convaincue que la transformation structurelle de notre pays commence par la base, au cœur des communes, au sein des villages, des quartiers, pour le compte des groupements de femmes et de jeunes qui innovent, entreprennent et portent la dynamique du changement», a déclaré Diamé Signaté.

Avec le PR2C, l’Etat compte renforcer les moyens de production, accompagner la valorisation des ressources locales, soutenir les activités génératrices de revenus, et contribuer à la résilience économique et sociale des populations face aux défis actuels.

Ainsi, conclut le représentant du Ministère de l’Urbanisme, «en remettant ces matériels et unités de valorisation, nous ne livrons pas simplement des équipements, mais nous transmettons un levier de transformation, un outil de dignité, un instrument de progrès pour des centaines de ménages. Bref, la création de PME locale à fort impact économique et social.

Y. ND

Aux lendemains de l'opération de déguerpissements qui a eu lieu aux HLM Grand-Yoff

(Commune de Grand-Yoff), la déception reste le sentiment le plus partagé chez les employés de la "Dibiterie Koromack"(ex-3 Rochers). Cette même amertume anime aussi les habitants de ce quartier qui se disent profondément deçus par les agissements de la municipalité de la localité précitée:"Je réside dans ce quartier les HLM Grand-Yoff depuis 1997 et je suis voisin du Saltigué Koromack Faye. Ce qui vient de se passer avec la démolition de la "Dibiterie Koromack" est horrible, sauvage et d'une barbarie extrême. C'est de l'acharnement pur et simple. Les services de la Mairie ont déguerpi de manière violente . Le Saltigué Koromack Faye ne mérite pas cela", tonne Omar Cissé. Le Saloum-Saloum de rajouter:"Avant l'installation de cette Dibiterie par le célébre Saltigué Sérère, les agressions faisaient légion au niveau de ce quartier HLM Grand-Yoff. Avec son établissement, en plus d'employer des jeunes, elle a fait baisser le banditisme de manière drastique dans cette zone, participer au maintien de sa sécurité. Pourquoi veut-on créer tous ces problèmes à un homme social, généreux qui a toujours honoré ses engagements

(taxes) au niveau de la Mairie. Ce comportement de nos autorités n'encourage vraiment pas l'entrepreneuriat privé dans notre pays", a-t-il fait savoir. Lui emboîtant le pas, un jeune originaire de Touba sous le couvert de l'anonymat, dira:"Koromack Faye est très utile pour notre quartier . Il a investi son argent dans ce restaurant pour aider des jeunes à gagner dignement leur vie. Son objectif premier, ce n'est pas de faire des bénéfices mais, de contribuer à l'éradication du chômage à sa manière. Il est quelqu'un à encourager mais pas à affaiblir. Ce qui vient de se passer, c'est du banditisme, de la lâcheté", déplore le jeune homme. 

Le gérant de la "Dibiterie Koromack ", Laye de s'expliquer:"Les hommes de la Mairie sont venus sans sommation. Ils auraient dû nous prévenir. Mais, rien. En plus, ils avaient dit qu'on repousse d'1 mètre 50. Mais, au finish, ils ont tout démoli. On leur a demandé de nous donner un peu de temps pour pouvoir sortir les bagages mais, ils ont dit niet."

Et il continue à s'expliquer:" Lorsqu'on construisait la route qui passe par là, on nous demandait de repousser. Ce que nous avions fait sans broncher. Pourquoi donc ce ciblage, aujourd'hui, sur l'homme Koromack Faye ?",regrette le tenancier de la "Dibiterie Koromack",le visage bleu de tristesse. Il conclut:"Nous payons tous nos droits à la Mairie. Koromack investit des millions annuellement pour nous aider. Il nous dit de rester séreins car il va trouver une solution de rechange. D'ailleurs, il nous a payés ce mois-ci et a promis de le faire tous les moments. C'est un homme bon et il faut le rapprocher pour savoir sa grandeur d'âme, sa générosité. 

A la question de savoir ce qui luu a peiné dans cette affaire, Laye répond:" L'attitude de la Mairie de Grand-Yoff est ambigüe. C'est elle qui a attribué cette espace à Koromack Faye tout en encaissant des taxes. Elle arrive ici, nuitamment et sans sommation, tout détruire.Tous les millions qu'on a investi partent ainsi en fumée. Cela est vraiment frustrant, voire inhumain. Ce que nous regrettons aussi, c'est le cocotier qui était à la devanture du resto et qui a été abattu. Ce qui fait très mal. Les Mairies au Sénégal doivent veiller à attribuer des espaces aux citoyens pour les reprendre de manière si brutale. Cela ne les honore pas", raconte le gérant de la "Dibiterie Koromack".

Le Gouverneur de la région de Kaolack a présidé, jeudi 4 décembre 2025, à la salle des conférences de la grande mosquée de Léona Niassène, un comité régional de développement. Cette rencontre vise à préparer la 114e Ziarra annuelle de Léona Niassène. Elle s’est déroulée en présence de Cheikh Ahmed Babacar Niass, porte-parole de la Cité religieuse de Léona Niassène. 

Ainsi, les Chefs des services régionaux de Kaolack (Centre) ont réaffirmé leurs engagements à tout mettre en œuvre pour assurer une bonne tenue de cette 114ᵉ édition de la Ziara annuelle de Léona Niassène prévue le 31 janvier 2026. Du point de vue sécuritaire,le Gouverneur Mouhamadou Moctar Watt a annoncé des dispositions durant l’événement à l’intérieur de la Commune de Kaolack et ce, avec l’implication des forces de défende et de sécurité et ,notamment, la Gendarmerie nationale pour la surveillance des axes routiers menant à la Cité de Mame Abdoulaye Niass le Grand. Côté santé, des postes médicaux avancés seront installés et une dotation d’une enveloppe financière pour l’achat de médicaments devrait être mise à la disposition du Comité d’organisation. 

Pour l’approvisionnement en eau potable de la Ville sainte de Léona Niasssène, les services concernés se sont résolument engagés à prendre toutes les dispositions idoines pour répondre à la forte demande avant, pendant et après l’événement.

Concernant les autres points relatifs à l‘éclairage, à l’assainissement et autres, toutes les dispositions seront prises pour une bonne tenue de la Ziarra édition 2026. 

Le porte-parole de Léona Niassène, Cheikh Ahmed Babacar Niass, a vivement salué 

l'important travail de coordination fait par le Gouverneur de la région de Kaolack. Il a aussi magnifié l’engagement des différents Chefs des services régionaux pour un succès franc de l’événement.

La Ziarra annuelle de Léona Niassène est organisée sous l’égide du khalife général de Léona Niassène, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Niass. Elle est dédiée à Mame Khalifa Niass, premier khalife de Mame El Hadj Abdoulaye Niass, fondateur de la Cité religieuse de Léona Niassène.

Le Sénégal a franchi un pas important dans la mise en œuvre de sa Contribution Déterminée au niveau National (CND) en opérationnalisant le Système de Suivi-Évaluation et Apprentissage (SSEA) de la composante adaptation. Cet outil stratégique permettra au pays de mieux gérer les risques liés au changement climatique et de renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes.

L'objectif principal du SSEA est de suivre et d'évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions d'adaptation au changement climatique. Il s'agit notamment de collecter et d'analyser des données sur les indicateurs de performance, de suivre les progrès et les résultats des projets et programmes, et de partager les connaissances et les expériences pour améliorer la prise de décision.

Le SSEA est le fruit d'un processus de consultation et de construction collective multi-acteur qui a impliqué des représentants du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Cette approche participative a permis de définir les besoins et les priorités du pays en matière d'adaptation au changement climatique et de mettre en place un système de suivi-évaluation efficace, a déclaré le Directeur de l'agence française de développement au Sénégal, M. Mihoud Mezouaghi.

La mise en œuvre du SSEA est soutenue par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) et sous l'accompagnement de l'AFD à travers ADAPT ACTION, est réalisée par le Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique (METE) et à travers le comité national sur les changements climatiques (COMNACC), responsable de la coordination des efforts nationaux pour lutter contre le changement climatique et promouvoir le développement durable.

Selon le conseiller technique du METE M.Ababacar Dieng "l'opérationnalisation du SSEA est un bien commun mais également un pas important vers la réalisation des objectifs de la CND et la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le changement climatique. Il permettra au Sénégal de mieux gérer les risques liés au changement climatique, comme la question des inondations, et de renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes, contribuant ainsi à un développement plus durable et plus résilient".

Alioune Ndiaye

Page 1 sur 288

CMU
cmu